___Je relevai mes lunettes de soleil et les posai sur ma tête. Le ciel était bleu et les oiseaux chantaient. Une légère brise rafraichissait de temps en temps mon visage et faisait virevolter mes cheveux vers Dirk. Il inspira longuement lorsqu'il sentit l'odeur de framboise émanant de ma chevelure blonde, voire à la limite du blanc. Je le dévisageait longuement d'un air critique. Il est beau, sans aucun défaut physique apparent. Nous n'avions échangé aucun mot, mis à part pour passer commande. Nous nous regardions, , simplement. Parce que les mots ne sont qu'un moyen d'expressions parmi tant d'autres.
___Nos paroles, nous nous les transmissions par le regard. Ses yeux vert d'eau me fixaient, et il ne bougeait plus quelque fois, si bien qu'on aurait dit une statue de pierre, dont le regard doux mais figé se ressourçait sur mon corps, pour trouver la force de bouger à nouveaux.
___Je sentais chacune de ses respirations, chacun de ses gestes les plus infimes. Je voyais quand ses yeux prenaient encore plus d'éclats.
___Je sais que dire ça fait cliché ... Mais ça ne l'est tellement pas au fond. Cliché, le mot en lui même est bête. Parce que personne ne ressens la même chose. Je sais qu'avant moi personne n'a ressenti ça. Je c'est aussi que ça fait « cliché » de dire ça. Mais pas tellement, au fond.
___Bref. Je me comprends. Je crois ...
[...]
___Rien de plus ne c'était passé durant la journée. En guise d'au revoir, nous nous étions lancés un ultime regard et j'étais partie. Je le sentais qui m'observait partir par la fenêtre du Spa ...
___Heureuse de cette magnifique journée de détente incroyable, le retour à la vraie vie fut plus que fatal. Lorsque j'arrivais chez moi, mon sourire si sincère s'est transformée en une grimace de dégout. Malgré mon cerveau qui m'ordonnait de faire demi-tour, je poussai la porte de mon soi-disant chez-moi. J'embrassai ma mère qui me demanda comment c'était passée ma journée.
- C'était bien. Il rentre ce soir ?
- Oui.
___Elle me lança un regard lourd de peine et de regrets, je savais qu'elle ne pouvait rien faire contre les activités nocturne de mon père et moi. Il avait un fusil dans sa chambre, et il avait déjà prouvé nombres fois auparavant qu'il était capable de s'en servir.
- On mange bientôt ?
- Dans vingt minutes environs. Repose-toi dans ta chambre ma puce, je m'occupe de tout. Je t'appelle dès que c'est près.
___Je la remerciai d'un bisous sur la joue et monta les escaliers quatre à quatre. Ce soir, la torture allait de nouveau jaillir. Comme tout les soirs. Il reprendrait sur moi ces activités masochistes et une fois de plus, comme tout les soirs, je dormirais peu. Je m'assis sur la chaise devant mon bureau et attrapai une feuille dans l'imprimante. Je m'armai d'un crayon à papier et gribouilla un peu, et dessinai tranquillement, essayant de penser le moins possible à ce qu'il se passerait dans près de deux ou trois heures...
___Je sentais qu'on me secouait doucement. J'ouvris les yeux avec mal et vit ma mère.
- Puce ? Tu t'es endormie. Viens, le repas est prêt.
- J'arrive...
___Ça fait toujours du bien de dormir un peu. Je relevai la tête de mon bureau (ou je m'étais désespérément endormie) et jetai un coup d'½il au dessin que j'avais fait. Pas très joyeux, ça c'est sûr.
[...]
___Après avoir mangé avec ma mère (elle m'avait fait mon repas préféré), je montai tristement dans ma chambre, où je m'allongeai sur mon grand lit deux places. Je m'endormis encore une fois, et sentis de nouveau quelqu'un qui me secouait ... Mais je savais que ce n'était pas ma mère.
- Réveille-toi Ange ! Réveille-toi !!- Mmmh ... Il y eu un "zbaaff" et ma joue me brûla.
- REVEILLE-TOI !J'ouvris les yeux et vis ce visage affreux qui me terrorise toute les nuits et me hante le jour.
- Je t'ai déjà dit 100 FOIS de ne pas être endormie quand j'arrive ! Ça casse ma libido !
- Et j'le fais pour quoi à ton avis ? Il y eu un second "zbaaff", ma joue me brula une deuxième fois. Les larmes me montèrent aux joues pendant qu'il fermait à clef la porte de ma chambre. Il revint vers moi, un sourire pervers aux lèvres. Il se coucha sur moi en me tenant les deux poignets plaqués contre les draps et suça mon cou et ma poitrine. Je pleurais, criais, appelait à l'aide. Seule ma mère m'entendit, comme à chaque fois, mais elle ne fit rien. Mis-à part mettre son Ipod dans les oreilles au volume maximum pour ne plus entendre mes cris et ses gémissements.
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Enfin le chapitre 3 ^.^
Pas très joyeux mais bon xD
Prochain chapitre dans 25 com's !
Lachez-vous sur les critiques x)
Bisous,
Carla ♥
Merci à elle de m'avoir prévenu pour les fautes ^.^